À l’approche du Nouvel An lunaire, les repas de fête occupent une place centrale dans les foyers de Taïwan. Ces banquets symbolisent le partage et la réunion familiale, mais ils s’accompagnent aussi d’une consommation élevée de plats riches en graisses, en sel et en calories. Or, les données de santé publique montrent que les trois excès majeurs – hypertension, hyperglycémie et hyperlipidémie – constituent aujourd’hui un facteur déterminant dans le développement des maladies chroniques. À Taïwan, ces pathologies sont étroitement liées aux maladies cardiovasculaires, au diabète et aux atteintes rénales, qui représentent une part importante de la mortalité nationale. Dans ce contexte, la période des fêtes devient un moment clé pour adapter les choix alimentaires, non pas en supprimant les plats traditionnels, mais en ajustant les ingrédients et les modes de cuisson afin de préserver la santé tout en respectant les usages culturels.
Les “trois excès” : un enjeu de santé publique à Taïwan
Les statistiques sanitaires récentes montrent une progression continue de l’hypertension, de l’hyperglycémie et de l’hyperlipidémie chez les adultes taïwanais. Ces déséquilibres métaboliques augmentent significativement le risque de maladies cardiovasculaires, d’accidents vasculaires cérébraux, de diabète et d’insuffisance rénale chronique.
À cela s’ajoute une forte dépendance à la restauration extérieure, qui concerne près de 70 % des repas quotidiens, entraînant une surconsommation de sel, d’huiles et de produits transformés. Pendant le Nouvel An lunaire, cette exposition est renforcée par l’enchaînement de repas festifs sur plusieurs jours.
D’un point de vue nutritionnel, ce cumul temporaire peut suffire à déséquilibrer la tension artérielle, la glycémie ou les lipides sanguins, en particulier chez les personnes à risque. L’enjeu n’est donc pas ponctuel, mais s’inscrit dans une logique de prévention à long terme.
Adapter les plats traditionnels sans les dénaturer
Selon les nutritionnistes hospitaliers de National Taiwan University Hospital, les plats traditionnels du Nouvel An sont souvent riches en sodium et en graisses animales. Toutefois, des ajustements ciblés permettent d’en réduire l’impact métabolique.
Les soupes festives, comme le bouillon de poulet ou le fo tiao qiang, peuvent être enrichies en champignons, tofu, tofu ferme ou produits à base de soja, en remplacement des boulettes et ingrédients transformés. Les plats de poisson, préparés de préférence à la vapeur, conservent mieux les acides gras bénéfiques tout en limitant l’apport lipidique.
Les viandes peuvent être associées à une plus grande proportion de légumes verts, comme le chou chinois ou le bok choy, afin d’augmenter l’apport en fibres. Les plats de crevettes gagnent à être sautés rapidement avec des légumes colorés, tandis que les ragoûts peuvent privilégier des morceaux maigres, comme le jarret de bœuf, cuits avec des tomates pour limiter l’ajout de sel.
Prévenir les déséquilibres pendant les fêtes
Les spécialistes rappellent l’importance d’une stratégie globale résumée par cinq principes : surveiller, manger, bouger, éviter, dormir. Il s’agit de contrôler régulièrement sa tension, sa glycémie et son cholestérol, d’adopter une alimentation pauvre en sel, en sucre et en graisses, tout en maintenant une activité physique régulière, même pendant les congés.
La réduction de l’alcool, l’arrêt du tabac et une gestion du sommeil et du stress complètent cette approche. Les autorités sanitaires taïwanaises encouragent désormais un dépistage plus précoce, dès l’âge de 30 ans, afin d’identifier rapidement les facteurs de risque.
Cette démarche vise à permettre aux familles de profiter des repas du Nouvel An lunaire dans un cadre plus sûr, en conciliant tradition culinaire et préservation de la santé.
5 points à retenir
- 🥗 Les plats du Nouvel An lunaire sont souvent riches en sel et en graisses, ce qui augmente les risques métaboliques.
- 🩺 Les trois excès sont fortement liés aux maladies cardiovasculaires et rénales à Taïwan.
- 🍲 Des substitutions simples d’ingrédients permettent de préserver les saveurs tout en améliorant la qualité nutritionnelle.
- 🐟 La cuisson vapeur et l’ajout de légumes réduisent l’impact des repas festifs sur la santé.
- 📊 La prévention repose sur une approche globale : alimentation, activité, dépistage et hygiène de vie.
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