J’ai testé un cours d’Aïkido à Taipei 

Yéza a testé un cours d’aïkido à Taipei : immersion, étiquette, échanges interculturels et pratiques locales enrichissantes.

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Pratiquante d’Aïkido depuis 8 ans, et actuellement 2e dan, j’ai profité de mon séjour à Taipei pour tester un cours d’Aïkido. Par commodité, j’ai choisi de contacter un dojo proche de chez moi, dont les horaires me convenaient. J’ai donc pris contact avec Taiwan Aikikai qui m’a accueillie avec plaisir ! Dans cet article, je partage avec vous mon retour sur la pratique de l’Aïkido à l’étranger à travers mon expérience à Taiwan.

Aïkido : ce que vous devez savoir avant de pratiquer à l’étranger (ici, à Taiwan)

L’Aïkido est un art martial japonais, héritier du jiujitsu. S’il fait partie des arts martiaux dits “modernes” (XXème siècle), sa pratique est encadrée par une étiquette (code de conduite, appelé Reishiki en japonais) plus ou moins rigide selon les écoles. 

Il est évident qu’un pratiquant français ne peut connaître les particularités de chaque dojo, et c’est pourquoi, il est important de se renseigner au préalable. 

Concrètement, voici ce que vous pouvez faire si vous souhaitez pratiquer l’Aïkido à Taipei :  

  • Identifiez un dojo proche de chez vous/votre travail
  • Initiez un premier contact par email/Facebook/Instagram/Line selon les canaux de communications proposés par le dojo
  • Envoyez un message en anglais/chinois pour vous présenter, demander si vous pouvez venir pratiquer (préciser si c’est un cours one shot ou une inscription sur une durée plus longue) et vous renseigner sur les modalités pratiques du cours (tarif, tenue etc).
  • Une fois votre acceptation validée, rendez-vous au dojo (je vous conseille de vous présenter 20 à 30 min avant le cours : pour être sûr de trouver le lieux, vous changer, vous présenter et vous échauffer si besoin).  

Il faut savoir que contrairement à la France, beaucoup de dojos font payer le premier cours en Asie.

Certains dojo ne proposent pas d’échauffement encadré par le Sensei (l’enseignant). Par conséquent, arriver 15 minutes avant le début du cours peut-être une option à considérer sérieusement.

Séance découverte de l’Aïkido à Taipei : déroulé du cours 

Je me suis rendue au dojo une vingtaine de minutes avant le cours de 15h pour 1h30 de pratique. Après m’être présentée et avoir réglé le montant de la séance (500 NTD), j’ai suivi les instructions en anglais données par la suppléante du Sensei.

Je l’ai donc suivi pour un échauffement axé  sur le renforcement musculaire : gainages, pompes et ukemis (chutes en Aïkido). Ce qui est intéressant, c’est que chaque dojo propose des échauffements différents selon sa pratique : certains proposent un échauffement encadré, composé de cardio/renforcement musculaire, d’autres privilégient les étirements et certains laissent les pratiquants s’échauffer de manière libre.

A l’Aikikai de Taiwan, le renforcement musculaire était au cœur de l’échauffement. 

Le cours a ensuite débuté après le salut. 

En Aïkido, le salut fait partie des codes de la pratique. Il s’agit généralement d’un salut envers le fondateur (Morihei Ueshiba, dont le portrait est souvent affiché sur le Kamiza (un hôtel placé sur un côté du tatami). Ici encore, l’étiquette peut varier d’une école à l’autre : à Taipei, la suppléante annonce le salut comme au Judo. 

La pratique s’est déroulée selon l’organisation suivante : 

  • L’enseignant montre une première technique 4 fois avec un élève puis, les élèves saluent un premier partenaire pour pratiquer ensemble. 
  • Puis, au signal de l’enseignant, les pratiquants s’arrêtent afin d’observer la nouvelle technique proposée par ce dernier.

A Taiwan Aikikai, on change de partenaire à chaque nouvelle technique. Ce n’est pas le cas dans tous les dojos. 

L’enseignant ne parle pas anglais, en revanche, la majorité des pratiquants le parlent. Ne pas parler la langue du dojo n’est pas un problème en Aïkido, car les noms des techniques sont universellement annoncés en japonais (d’où l’intérêt de connaître les noms de la nomenclature) et une partie de la pratique est axée sur le ressenti corporel. 

Toutefois, les explications en anglais données par les pratiquants m’ont permis de comprendre l’étiquette du dojo, ne pas commettre d’impaires et saisir quelques subtilités de la pratique ! 

Par ailleurs, il est important de savoir qu’en Aïkido, chaque école propose des manières différentes d’exécuter une même technique : c’est ce qu’on appelle la forme. En pratiquant à l’étranger, je peux être sûre d’avoir un temps d’adaptation pour assimiler de nouvelles formes, car il y a très peu de chance qu’une école propose les mêmes formes pratiquées par un dojo français (déjà qu’en France, elles peuvent varier entre dojos d’une même fédération).

C’est pourquoi, j’ai particulièrement apprécié la pratique en Jyu waza (pratique libre) proposée par l’enseignant, James Feng (5e Dan Aikikai) à Taipei. Le Jyu waza m’a permis de réaliser fluidement les formes de pratique que je maitrisais, dépassant ainsi les contraintes liées à la “forme”. 

Le cours s’est terminé par un salut final. Il faut noter que certaines écoles tapent dans leurs mains, pour terminer le salut, et c’était le cas ici. 

Enfin, terminons par la dimension pratique du cours : il vous faudra demander à l’enseignant l’autorisation pour vous hydrater. Par ailleurs, le dojo n’a pas de douches. Par conséquent, je vous conseille de venir en tenue de sport pour ne pas transpirer dans des vêtements propres au retour ! 

L’enseignant a pris des photos pendant le cours, et c’est une chance pour un pratiquant de pouvoir bénéficier d’un retour en image sur sa pratique : d’abord, car c’est un beau souvenir et ensuite, car cela nous permet de nous améliorer en corrigeant nos postures (Shisei, en japonais). 

Cours d’Aikido à Taipei : une connexion universelle qui transcende les différences culturelles

A l’Aikikai de Taiwan, j’ai apprécié pouvoir pratiquer avec un échantillon de profils qu’il nous manque en Aïkido : les jeunes et les femmes. Le cours était composé d’une majorité de pratiquantes, gradées (ceinture noire) et de jeunes (ceinture blanche et verte). Il faut noter que chaque dojo propose un système d’évaluation des pratiquants pour les Kyus (grades avant la ceinture noire) et les Dans (ceinture noire). Beaucoup d’écoles qui se revendiquent de l’Aikikai de Tokyo (aussi appelé Hombu dojo, organisation historique fondée par la famille Ueshiba, aujourd’hui, représentée par les descendants directs du fondateur) passent des grades Aikikai, reconnus internationalement. C’est le cas de l’Aikikai de Taiwan où j’ai pratiqué.

La pratique de l’Aïkido diffère selon les dojos et les cultures. Toutefois, les connexions qui se créent pendant le cours dépassent la barrière culturelle et linguistique. Certes, nous pratiquons des formes différentes, notre Reishiki est également différent mais notre volonté de pratiquer ensemble, dans la bienveillance et l’ouverture nous permet de dépasser ces différences. 

Morihei Ueshiba (dit O Sensei), le fondateur de l’Aïkido avait voulu créer un art martial universel favorisant l’harmonie et la paix. Mon expérience de pratique de l’Aïkido à Taipei illustre parfaitement la voie proposée par O Sensei.

Merci à James Feng et à ses élèves pour l’accueil et l’immersion dans la culture de l’aïkido taiwanais de Taipei ! 

Pagode du Dragon et du Tigre – Copyright : Yéza Lucas

Si ma vie d’entrepreneure nomade vous intéresse, vous pouvez suivre mon compte Instagram @yezanomade

Si l’aïkido vous intéresse, j’ai également, un blog personnel, Aikido Millennials dans lequel j’écris sur mes retours d’expérience de pratique. Je publie également sur les réseaux sociaux : Facebook et Instagram


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À propos de l'auteur

  • Entrepreneure nomade, Yéza Lucas est spécialisée dans la création de contenu voyage. Elle partage une vision singulière des expériences qu’elle vit au quotidien. Elle collabore avec les entreprises qui souhaitent mettre en lumière une manière de découvrir le monde plus incarnée.

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