Installé au Nangang Exhibition Center, le Taipei Games Show s’impose aujourd’hui comme le principal salon du jeu vidéo à Taïwan et l’un des rendez-vous majeurs de l’industrie en Asie de l’Est. Comparable à la Gamescom en Allemagne ou à la Paris Games Week en France, l’événement réunit aussi bien les géants japonais que les nouveaux acteurs chinois du secteur, dans un marché régional devenu central pour l’économie mondiale du jeu vidéo.
Toutes les Copyright des photos de cet article appartiennent à Christopher Armstrong
Une industrie régionale dominante
Organisée du 29 janvier au 1er février 2026, à quelques jours du Nouvel An lunaire, cette 23e édition bénéficie d’un calendrier stratégique qui favorise la consommation et la visibilité des nouvelles sorties. Constructeurs, éditeurs et équipementiers y présentent leurs nouveautés, confirmant le rôle de Taipei comme vitrine technologique et commerciale pour toute l’Asie.


Cette dynamique se reflète notamment, en premier lieu, dans la présence de la marque taïwanaise Brook, spécialisée dans les manettes et accessoires dédiés aux jeux de combat. Compatible avec PlayStation, Xbox et Nintendo Switch 1 & 2, la marque occupait un emplacement stratégique à proximité des qualifications de l’EVO, le plus grand tournoi mondial consacré aux jeux de combat comme Street Fighter, par exemple.


Les géants japonais étaient également fortement représentés. PlayStation mettait en avant ses exclusivités tout en proposant des espaces de démonstration, permettant aux joueurs esport de s’entraîner sur plusieurs titres phares de jeux de combat. Des éditeurs comme Bandai Namco et Koei Tecmo disposaient eux aussi de vastes stands. Ce dernier a autorisé à effectuer quelques tests de ses jeux en avant-première, comme le très attendu Nioh 3 ou bien le remake de Fatal Frame 2, qui propose aux joueurs occidentaux une immersion dépaysante dans le fantastique et l’horreur nipponne, avec un gameplay intuitif à prendre en main pour les deux jeux.


Nintendo figurait parmi les attractions majeures du salon. La particularité notable de cet éditeur : l’accès aux bornes de jeu reposait sur un système de file d’attente numérique via QR code et l’application Line, un dispositif qui témoigne de l’organisation très technologique et efficace de l’événement.


Niveau catalogue, si on retrouve des valeurs sûres comme Mario Kart World et le dernier Mario Party, d’autres titres classiques sortent des sentiers battus, à l’image de Donkey Kong Bananza ou du nouveau Hyrule Warriors (franchise Zelda), dont le développement a été fait en collaboration avec Koei Tecmo.


La boucle est bouclée, ou presque, puisque les constructeurs et les éditeurs chinois ne sont pas en reste dans cette convention, avec le sens du spectacle et de la représentation pour ce salon du jeu vidéo afin de faire la promotion de leurs nouveaux jeux, comme le fameux Wuthering Waves de chez Kuro Games, qui bénéficiait d’une forte mise en avant.


Que ce soit sur la présentation du jeu et du gameplay, les graphismes ainsi que les cinématiques narratives sont à couper le souffle, en plus d’une dynamique de manipulation simple du jeu.


Dans un registre proche de son homologue chinois mais plus orienté science-fiction dystopique, Arknights Endfield du studio Hypergryph proposait une approche plus tactique. Moins accessible dans sa prise en main, le jeu propose des mécaniques un peu complexes et moins faciles à prendre en main, pour une jouabilité plus travaillée et moins répétitive que Wuthering Waves, qui propose un système de combat plus réactif.


Ces productions rappellent l’influence majeure de Genshin Impact du studio MiHoYo sur le marché du jeu d’action-aventure en monde ouvert. Toutefois, chacun apporte sa propre identité dans son univers et dans les mécaniques détaillées auparavant.
Un salon faisant la promotion et la récompense des studios indépendants
Le Taipei Games Show est aussi une occasion unique pour les développeurs indépendants de promouvoir leurs œuvres. En effet, la grandeur des exploits vient des débuts modestes, et ce salon est le rendez-vous en ce début d’année pour les jeunes développeurs et les petits studios de proposer leurs créations afin que les visiteurs et les promoteurs puissent essayer de jouer à leurs créations, qui, potentiellement, seront les pépites qui feront propulser les développeurs indépendants à un autre niveau.


D’ailleurs, dans ce salon, un concours est organisé pour récompenser les meilleurs jeux indépendants, divisé en plusieurs catégories, avec en prime la récompense du meilleur jeu indépendant de l’année. Parmi les studios venus du monde entier, comme l’Allemagne, la Lituanie, le Brésil ou bien le Canada, Taïwan gagne la récompense du meilleur art design avec son jeu 2D Aruesta du studio FromDawn Games, qui ravira les enfants et les parents, dont l’univers et le design mignons et enfantins cacheront, en somme, la difficulté du jeu.


D’autres pays voisins de Taïwan, comme la Corée du Sud, étaient également présents, avec par exemple le studio Gonggamore Content Incorporation et une série de leurs produits phares, qui se montrent plus accessibles et plus défouloirs, avec des univers et des gameplays variés.
Mais à l’autre bout du continent eurasiatique se trouvait le seul stand français debout face à cette armada de studios asiatiques. Son nom ? Zandbox Studio.


Porté par les développeurs Sofiane et Mel, ces deux jeunes développeurs ont créé le jeu RogueJack, un blackjack où il faut mettre K.O. son adversaire pour remporter la partie. Une mécanique à la fois simple, stratégique et dynamique, donnant l’occasion aux joueurs de battre les boss du casino de Noir City en retirant leurs points de vie au fil des parties. Traduit en 10 langues, ce jeu tient à s’exporter à l’international et à être accessible à tous les joueurs.

Le Taipei Games Show se présente comme un véritable salon du jeu vidéo, exposant les plus grands studios mais aussi les indépendants, permettant ainsi de faire la promotion et l’essai de leurs ludothèques pour le plus grand plaisir des joueurs.

L’essentiel à retenir
- 🎮 Taïwan s’impose comme un hub majeur du jeu vidéo en Asie de l’Est.
- 🌏 Le salon réunit Japon, Chine, Corée, Europe dans un même espace stratégique.
- 🕹️ Les constructeurs et éditeurs historiques dominent toujours la scène.
- 🚀 Les studios indépendants gagnent en visibilité et en crédibilité internationale.
- 🗺️ La présence française, rare mais remarquée, montre un potentiel d’export réel.
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