De la banlieue parisienne aux rues animées de la capitale taïwanaise, le parcours de Max est celui d’un passionné guidé par les souvenirs d’enfance. Après quinze ans à forger son talent dans des établissements prestigieux comme Potel et Chabot, ce chef de 33 ans a choisi Taïwan pour relever le défi d’une vie : ouvrir sa propre rôtisserie. Entre respect des traditions françaises et adaptation au marché local, il nous confie les coulisses de cette aventure entrepreneuriale menée en duo. Rencontre avec un chef qui transforme le poulet rôti en pont culturel.

Bonjour Max, peux-tu te présenter pour nos lecteurs ?
Je m’appelle Max, j’ai 33 ans et je suis originaire de la banlieue parisienne. Je suis chef cuisinier depuis une quinzaine d’années. J’ai toujours aimé bien manger et cuisiner, notamment avec ma grand-mère qui m’a beaucoup inspiré. Aujourd’hui, je souhaite partager avec vous mon restaurant de poulet rôti à la française.

Comment es-tu devenu cuisinier ? Est-ce une vocation d’enfance ou une passion qui s’est révélée plus tard ?
J’ai commencé le métier de cuisinier à l’âge de 17 ans. Je pense que c’est ma grand-mère qui m’a transmis cette passion. Dans ma famille, on a toujours accordé beaucoup d’importance à la bonne cuisine et aux repas partagés.
Dans quelles cuisines ou établissements as-tu forgé ton expérience avant d’ouvrir ta rôtisserie ? Y a-t-il un chef qui t’a particulièrement marqué ?
J’ai travaillé dans différents types d’établissements afin de devenir polyvalent. J’ai commencé dans la cuisine traditionnelle, puis j’ai fait un peu de gastronomie, avant de passer par le traiteur, notamment chez Potel et Chabot, ce qui m’a permis de voyager un peu partout en France. Je n’ai pas de chef en particulier qui m’a marqué, mais chaque expérience m’a apporté quelque chose.
Quel a été le tournant dans ta carrière qui t’a donné envie de te lancer à ton compte ?
J’ai toujours su que je voulais un jour être à mon compte. Taïwan s’est imposé comme une évidence pour moi, car je voyais ça comme un vrai challenge, à la fois personnel et professionnel.


Comment es-tu arrivé à Taïwan ? C’était un choix réfléchi, un coup de cœur, ou un concours de circonstances ?
Je suis arrivé à Taïwan avec un visa vacances-travail pour une durée d’un an. Je suis arrivé trois mois avant le Covid, et finalement j’y suis resté deux ans et demi. Je suis très vite tombé amoureux du pays.
Qu’est-ce qui t’a le plus surpris — ou même bousculé — quand tu as débarqué ici pour la première fois ?
Je dirais l’ambiance très relax de Taïwan, ainsi que la gentillesse des gens en général. Ça m’a vraiment marqué dès le début.
Après tout ce temps à Taipei, qu’est-ce que tu aimes profondément dans cette ville et dans la culture taïwanaise ?
J’aime Taipei parce que tout y est facilement accessible. Les transports en commun sont très bien organisés, et il est très simple de s’échapper dans les montagnes aux alentours. On y trouve aussi de très bons restaurants.
Le poulet rôti, c’est un plat chargé d’émotion pour beaucoup de Français. Quel est ton souvenir le plus marquant de ce plat ?
C’est un plat que j’apprécie énormément. Il me rappelle les repas en famille, le week-end, le samedi ou le dimanche. Comme tu le dis, c’est un classique très apprécié en France.

Comment le poulet rôti s’est-il imposé comme le cœur de ton projet plutôt qu’un autre plat de la cuisine française ?
Comme je l’ai dit, c’est un plat auquel je suis très attaché et qui me rappelle de bons souvenirs. Je pense aussi qu’il est bien adapté au palais taïwanais. De plus, les Taïwanais consomment beaucoup de poulet, donc c’était un choix logique.
Pourquoi avoir choisi d’ouvrir une rôtisserie française plutôt qu’un restaurant plus classique ? C’est un pari audacieux à Taipei, non ?
Je trouvais que la rôtisserie était un bon challenge et aussi une formule plus accessible pour une première expérience à mon compte. À ma connaissance, nous sommes la seule rôtisserie française à Taipei, et je voulais faire découvrir ce plat emblématique aux Taïwanais.


Tu travailles avec une associée taïwanaise — comment s’est construite cette collaboration, et qu’est-ce qu’elle t’apporte que tu n’aurais pas pu avoir seul ?
J’étais le chef de son bar-restaurant, et c’est comme ça que nous nous sommes rencontrés. La collaboration s’est faite naturellement. Elle m’aide énormément sur toute la partie logistique ainsi que sur les relations avec les fournisseurs et les clients. Sans elle, cela aurait été beaucoup plus compliqué de me lancer.
Travailler entre deux cultures, française et taïwanaise, ça génère forcément des différences de vision. Comment gérez-vous ça au quotidien ?
Je pense que nous avons une vision assez similaire du travail, donc cela ne crée pas de difficultés particulières au quotidien.

Est-ce que le goût taïwanais t’a obligé à adapter ta recette de marinade, ou tu restes fidèle à une rôtisserie 100 % française ?
Je reste fidèle à une rôtisserie 100 % française, en utilisant des herbes fraîches comme le thym et le romarin, ainsi que du beurre pour la touche finale. Et ça plaît au palais taïwanais.
Qu’est-ce que le marché taïwanais t’a appris sur toi en tant que chef et entrepreneur ?
C’est mon premier projet à mon compte, et nous sommes ouverts depuis seulement quatre mois. Je suis encore en phase d’adaptation, mais j’espère que cette expérience va beaucoup m’apporter à l’avenir.
Quels sont tes projets pour la suite — une deuxième adresse, une carte qui évolue ?
À terme, j’aimerais développer mon activité et pourquoi pas ouvrir une deuxième adresse, ce qui me permettrait aussi de faire évoluer la carte.

Et pour finir, peux-tu nous recommander 3 lieux que tu aimes particulièrement à Taïwan ?
Je dirais toute la côte Est de Taïwan, de Yilan à Taitung en passant par Hualien — les paysages y sont magnifiques. J’ai aussi un coup de cœur pour Ludao (Green Island), où la plongée sous-marine est exceptionnelle.
Informations Pratiques – Gros Bec 大嘴法式烤雞
- 🗺️ Adresse : No. 28-2號, Wanquan St, Datong District, Taipei City, 103
- 🕑 Heures d’ouverture : Ouvert du Mardi au Dimanche de 11h00 à 20h00
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- 🚈 Métro : Ligne Rouge, arrêt Shuanglian (sortie 2)

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