Consultant en politiques publiques, Cyril Savidan transforme sa passion d’enfance pour le beau jeu en un levier d’influence internationale. Président de l’Europe-Taiwan Sports Cooperation Association, il œuvre à bâtir des ponts concrets entre les institutions européennes et une île de Taïwan aux ambitions sportives grandissantes. De l’effervescence des JO de Paris 2024 aux sommets de Maokong, il nous livre son regard sur le sport taïwanais, ses enjeux, et la capacité unique du sport à rapprocher les peuples.
Cyril, avant de parler de Taïwan et de sport, parlez-nous de vous : quel a été votre chemin pour en arriver là où vous êtes aujourd’hui — et y a-t-il un moment précis où vous avez su que le sport serait au cœur de votre vie professionnelle ?
Il est difficile de parler de moi sans évoquer ma passion pour le sport. Elle a été au centre de ma vie depuis très jeune. Pas forcément à travers la pratique du haut niveau mais pour le plaisir de m’amuser entre copains. Cette passion m’est venue très vite et, dès l’âge de 6 ans, j’ai pris ma première licence dans une association de mon village du val d’Oise.
Football, hockey, basketball, tennis, tout y est passé.. Par la suite, j‘ai pour autant privilégié des études dans un domaine généraliste, les politiques publiques. Mais comme en France, le sport dépend beaucoup des collectivités territoriales, de l’État et plus globalement des pouvoirs publics, le rapprochement entre mes études et ma passion s’est fait naturellement.

Mais comme en France, le sport dépend beaucoup des collectivités territoriales, de l’État et plus globalement des pouvoirs publics, le rapprochement entre mes études et ma passion s’est fait naturellement.
Cyril Savidan
Vous êtes consultant en partenariats publics et sportifs — un métier que beaucoup de gens ne connaissent pas vraiment. En quoi consiste-t-il concrètement, au quotidien, et qu’est-ce qui vous a conduit vers cette spécialité ?
Mon rôle est de nouer des partenariats entre les institutions publiques et le mouvement sportif. J’accompagne ainsi des fédérations sportives dans leurs relations avec leurs partenaires publics tels que les Métropoles, les Régions ou encore les agences de l’État. Au quotidien, mon rôle est ainsi de concevoir des projets fédéraux répondant aux objectifs de politiques publiques territoriales ou nationales (santé publique, animation territoriale, éducation, etc.) puis d’obtenir le financement nécessaire à la concrétisation de ces projets.
Un peu plus tard dans ma carrière, j’ai changé d’échelle de partenariats en portant des projets auprès de l’Union européenne (pour des fédérations internationales notamment). Des projets participant à la lutte contre le dopage ou encore contre les violences sexuelles dans le sport ont ainsi pu être financés par la Commission européenne.
Selon vous, qu’est-ce que le sport apporte que peu d’autres domaines peuvent offrir — dans les relations humaines, dans la diplomatie ?
Je pense que le sport permet de rapprocher les peuples par la création d’un récit collectif, en faisant fi des clivages, des différences culturelles, idéologiques ou générationnelles. À part la culture (on peut d’ailleurs intégrer le sport dans le champ culturel), je ne vois pas quel autre domaine peut, si efficacement, faire naître des émotions simultanées et partagées.
C’est un langage universel, celui du jeu, qui rassemble. Nous avons tous en tête des souvenirs sportifs qui ont créé des moments de complicité en famille, entre amis ou même avec des inconnus. Au-delà du plaisir ludique de pratiquer, c’est ce sentiment d’avoir partagé un moment fort qui me plait dans le sport.
Comment Taïwan est-elle entrée dans votre vie ? Est-ce le sport qui vous y a amené, ou est-ce Taïwan qui vous a conduit vers cette dimension sportive internationale ?
J’ai la chance de partager ma vie entre Taiwan et la France, avec ma femme qui a la double nationalité. J’ai ainsi découvert Taïwan et sa culture avant de connaître le sport à Taïwan. C’est donc dans un second temps que je me suis intéressé à l’organisation spécifique du sport (s’appuyant moins sur les structures associatives qu’en Europe), aux sports traditionnels qui y sont pratiqués, aux conditions des équipements sportifs existants ou encore aux événements sportifs programmés.
Désormais, j’échange régulièrement avec différents acteurs du sport taïwanais, à différents échelons. Je profite également de mon temps libre à Taipei pour pratiquer le running ou le vélo sur les rives de la rivière Keelung, lorsque la météo le permet !
Vous avez rencontré le ministre des Sports taïwanais — comment cette rencontre s’est-elle produite, et qu’est-ce qu’elle vous a révélé sur la manière dont Taïwan envisage le sport à l’échelle internationale ?
Ma première rencontre avec les dirigeants nationaux du sport taïwanais s’est faite lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Mais le Ministère des Sports taïwanais n’était pas encore créé. Celui qui deviendra le Ministre des Sports actuel, Lee Yang, était justement sur le point d’obtenir sa seconde médaille d’or olympique, avec son coéquipier Wang Chi-lin, en badminton. J’étais à cette finale et ce fut un magnifique moment de sport. J’y ai perdu ma voix mais gagné un souvenir incroyable !
J’ai eu l’opportunité d’accompagner l’équipe de badminton, notamment lors de ces Jeux olympiques. Les échanges avec les acteurs de la délégation se sont ainsi faits naturellement. Ces temps de partage que nous avons eus, lors de ces Jeux Olympiques, puis ensuite au Ministère, m’ont confirmé la volonté du gouvernement de prendre une place plus importante dans l‘écosystème du sport mondial et de nouer davantage de relations internationales pour cela.
Les domaines concernés sont évidemment le sport de haut niveau, vitrine essentielle de la réussite sportive, mais aussi, désormais, il y a la volonté, à Taïwan, de diffuser de bonnes pratiques en faveur du sport pour tous. C’est cela qui me plait particulièrement.

Taïwan est souvent sous-estimé sur la scène sportive internationale, parfois en raison de sa situation géopolitique particulière. Quelle est, selon vous, la réalité du sport taïwanais — ses forces, ses ambitions, ses frustrations ?
Effectivement, tout d’abord il n’est pas simple pour Taïwan de se faire un nom sur la scène sportive internationale, dans la mesure où celui qu’il porte lors des compétitions officielles, “Chinese Taipei”, n’évoque rien, ni auprès du public international ni auprès des Taïwanais. C’est évidemment la première frustration.
L’accueil d’événements sportifs à Taïwan est également difficile, dans le contexte géopolitique actuel. C’est pour autant un levier essentiel pour rayonner dans le sport international.
Ensuite, je dirais que le sport comme carrière n’était pas, jusqu’à présent, valorisé à Taïwan. Cela a sans doute freiné la représentation et la valorisation du sport taïwanais. Cela change désormais. L’un des objectifs du nouveau Ministère des Sports est justement d’encourager les jeunes à s’investir dans ce domaine.
Il y a également une volonté de diffuser les bienfaits du sport auprès de toute la population et une prise de conscience collective de l’importance du sport pour tous, de l’animation et de l’aménagement territorial par le sport. Ainsi, Taïwan dispose de métropoles actives dans ce domaine, malgré les contraintes évoquées.
Je partage donc votre point de vue : le sport à Taïwan reste encore sous-estimé. Toutefois, le contexte actuel semble désormais propice à un développement accru de la pratique sportive au sein de la société taïwanaise, ainsi qu’au renforcement des partenariats internationaux.
Quels sont les sports dans lesquels Taïwan excelle ou dans lesquels elle mériterait une bien plus grande reconnaissance mondiale ? Et pourquoi ce potentiel reste-t-il encore trop méconnu en Europe ?
Taiwan fait partie des meilleures nations du baseball international, chez les hommes comme chez les femmes. Ce constat est d’ailleurs méconnu en France et en Europe où le baseball n’a pas la notoriété que peuvent avoir d’autres sports collectifs. Taiwan a ainsi gagné pour la première fois le Premier12, en 2024, tournoi international majeur.
Ce succès historique a d’ailleurs fait l’objet d’un documentaire (Hero! Hito! 冠軍之路) sorti au cinéma en 2026. Le baseball taïwanais est dominant mais au-delà de la pratique de haut niveau, ce sport a, historiquement, joué un rôle essentiel dans la construction d’un imaginaire collectif taïwanais. Je renvoie d’ailleurs vos lecteurs aux travaux de Jérôme Soldani (Professeur associé au département d’anthropologie de l’Université de Montpellier Paul-Valéry et membre de notre association) sur ce sujet.
Le badminton est également extrêmement populaire avec des légendes du badminton telles que Tai Tzu-ying ou Chou Tien-chen qui ont inspiré et continuent d’inspirer de nouvelles générations. Il est difficile de parler de potentiel méconnu dans ce sport car « Chinese Taipei » est souvent dans le haut du tableau des tournois de la Badminton World Federation. Pour autant, nous considérons, au sein de l’association, que davantage de coopérations entre le badminton en Europe (via l’association Badminton Europe) et Taiwan pourraient avoir lieu. Nous œuvrons dans ce sens actuellement.
J’aurais pu également citer le cyclisme avec une épreuve marketée Tour de France régulièrement organisée à Taiwan, une industrie du vélo majeure et une pratique amateur populaire.
Enfin, le basketball et le volleyball bénéficient d’une visibilité importante à Taïwan, surtout chez les hommes, mais connaissent également un suivi croissant chez les femmes.
Vous présidez l’Europe-Taiwan Sports Cooperation Association — qu’est-ce qui vous a poussé à créer ou rejoindre cette structure, et quelle est sa raison d’être profonde ? Concrètement, que fait votre association ? Est-ce de la mise en relation, de l’organisation d’événements, du lobbying institutionnel — ou tout cela à la fois ?
Comme évoqué, j’ai eu l’opportunité d’accompagner des coopérations internationales avec Taïwan depuis quelques temps. Mais c’est surtout lors des Jeux Olympiques de Paris 2024 que le caractère collectif du projet est né. Il y a eu d’abord des rencontres avec les fans taïwanais, super motivés et prêts à surmonter toutes les interdictions (de drapeaux) et l’excès de zèle de certaines organisations (quelques pancartes arrachées sans raison). Puis, cet événement a été l’occasion d’échanger avec les organisations hôtes de la délégation taïwanaise (comme la Mairie de Levallois, le Bureau de Représentation de Taipei en France ou la Mairie de Paris notamment) à propos de futurs partenariats.
En 2025, des projets se sont concrétisés. Nous avons ainsi eu l’idée de créer une association domiciliée en France pour développer, promouvoir et soutenir des projets de coopération, dans le domaine du sport, entre des organisations à Taïwan et en Europe.
L’association dispose d’une super équipe d’une dizaine de membres actifs parmi lesquels des universitaires, une chercheuse en géopolitique, des personnes travaillant dans le domaine du sport et une présidente d’honneur députée de l’Assemblée nationale française et Présidente du Groupe d’Études à Vocation Internationale Taïwan, Mme Marie-Noëlle Battistel.

L’association est toute jeune, nous sommes tous bénévoles, mais il y a une véritable ambition, celle de créer des ponts entre Taïwan et l’Europe via le sport.
Concrètement, que fait votre association ? Est-ce de la mise en relation, de l’organisation d’événements, du lobbying institutionnel — ou tout cela à la fois ?
Effectivement, c’est tout cela à la fois. Notre but est d’aider les fédérations sportives, les initiatives individuelles, les villes, les universités ou encore les gouvernements en Europe et à Taiwan dans leurs projets de coopérations sportives. Pour cela, nous facilitons les échanges, nous accueillons des délégations, nous définissons des programmes de mobilité, nous créons des connexions professionnelles et aidons à la compréhension des différences structurelles et culturelles.
A terme, nous souhaitons aussi obtenir des financements publics, nationaux ou européens, pour soutenir des projets précis. Toutes les composantes du domaine du sport sont concernées : haut niveau, compétitions, sportsanté, sport scolaire, sport adapté, etc.
Cependant, l’association portera notamment une attention particulière aux actions de coopération relatives au sport pour tous, aux nouvelles technologies dans le sport (sport tech) et à la prise en compte du changement climatique dans la pratique sportive.
Ces trois axes nous paraissent essentiels pour plusieurs raisons :
- le sport pour tous peut prendre davantage de place dans la société taïwanaise ;
- la sport tech constitue un domaine dans lequel Taïwan est particulièrement actif (notre association a d’ailleurs signé une convention avec l’accélérateur taïwanais ASPN Sports Tech) ;
- enfin, les conditions climatiques représentent depuis longtemps un défi pour la pratique sportive à Taïwan. Un enjeu qui devient aujourd’hui de plus en plus tangible en Europe.

Quels sont les obstacles les plus concrets auxquels vous vous heurtez lorsque vous essayez de tisser des ponts sportifs entre l’Europe et Taïwan — qu’ils soient politiques, logistiques ou culturels ?
La situation géopolitique est évidemment un facteur à prendre en compte. Il y a parfois une méconnaissance qui invite les potentiels partenaires à de la méfiance avant d’envisager toutes coopérations. Il est donc nécessaire d’expliquer et de rassurer. C’est aussi le rôle de notre association. Souvent, une fois le premier déplacement à Taïwan effectué, cet obstacle se transforme en une volonté active de renforcer ces partenariats.
Ensuite, il y a des raisons propres au pays. Taïwan est relativement petit en superficie et en population, surtout comparé à ses voisins asiatiques (Chine, Japon, Corée). Le marché y est donc moins important. La culture sportive est encore en développement, alors que d’autres domaines, comme la Tech, font la fierté et la reconnaissance du pays.
Enfin, il y a évidemment la distance. Taiwan est à plus de 9000 km des grandes capitales européennes.
L’objectif de notre association n’est pas de multiplier les déplacements aériens de délégations ou d’équipes sportives. Les rencontres humaines restent essentielles, mais leurs impacts écologiques doivent être pris en compte.
Dans notre activité permettant d’atténuer ces freins, nous nous appuyons ainsi sur des événements connexes où les acteurs sont déjà présents, privilégions des échanges d’expertise en distanciel et sollicitons le recours à des structures déjà implantées localement (comme les ambassades ou les bureaux de représentation).
Pouvez-vous nous parler d’un projet concret sur lequel vous travaillez en ce moment, ou d’une collaboration Europe-Taïwan dont vous êtes particulièrement fier ?
L’association a été missionnée par le Bureau Français de Taipei pour accueillir 10 jeunes Taïwanais, en France, pour un programme de formation autour du sport. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un programme plus large, lancé par le Président Lai et porté par le Ministère de l’éducation. Ce programme Global Pathfinders Initiative permet ainsi à de jeunes Taïwanais de s’ouvrir aux pratiques internationales dans un secteur donné. Pour la première fois en 2026, le sport est concerné.
Ces jeunes sélectionnés, âgés d’une vingtaine d’années, auront ainsi l’opportunité, du 11 au 24 mai 2026, de se rendre à Montpellier puis à Paris pour découvrir le sport français. Nous avons construit le programme aux côtés du Bureau et du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères en France. Ces jeunes seront ainsi volontaires sur le festival du sport urbain FISE, ils se rendront également notamment à Roland-Garros, à l’INSEP, au CNOSF, à la Fédération Française d’Athlétisme, à la Mairie de Paris, visiteront le Centre Aquatique Olympique et d’autres lieux importants du sport en France.
Nous sommes ravis de porter cette initiative qui contribue pleinement à élargir le champ des possibles pour ces jeunes. Les rencontres avec des personnalités du sport leur offriront la chance de préciser leur parcours personnel et d’imaginer de nouveaux projets de coopération entre la France et Taïwan.
Dans un monde idéal, où voyez-vous la coopération sportive entre l’Europe et Taïwan dans cinq ou dix ans — et quels seraient les marqueurs concrets de ce succès ?
Notre objectif est de porter des projets concrets de terrain, favorisant la mobilité et les échanges de bonnes pratiques.
Nous le faisons actuellement avec le Bureau français de Taïwan, dans le cadre de ce projet Global PathFinders sport. Nous les remercions pour cette confiance. La France dispose d’une diplomatie sportive forte et d’une réelle expérience dans l’utilisation du sport comme levier de softpower. Nous souhaitons ainsi favoriser et renforcer des coopérations, sur le long terme, entre la France et Taïwan.
Toutefois, nous aspirons à ce que d’autres pays européens saisissent également l’opportunité d’engager des échanges concrets avec Taïwan dans ce domaine. La Suède, notamment, y porte un intérêt croissant. Une participation élargie des pays européens constituerait ainsi un premier indicateur du rayonnement et de la perception du sport taïwanais en Europe.
Par ailleurs, volontairement, l’association ne souhaite pas accompagner exclusivement des coopérations interétatiques. Nous considérons effectivement que le sport se vit, dans les territoires, au sein des villes, grâce aux associations, à la société civile et aux acteurs de terrain. Nous considérons alors qu’il serait bénéfique de compter sur une diversité d’acteurs à l’initiative de coopérations sportives. Les représentations diplomatiques resteraient évidemment associées afin d’aider la concrétisation de ces projets, mais avoir davantage de fédérations sportives, de métropoles, ou d’Universités à l’initiative de projets serait un autre marqueur du dynamisme de ces partenariats.
Si vous deviez convaincre un dirigeant sportif européen — un président de fédération, un directeur de club — de s’intéresser à Taïwan, que lui diriez-vous en trente secondes ?
Dans la santé, en période de covid, il y a eu le slogan #Taiwancanhelp. Au sein de l’association, nous considérons qu’il est également juste de le dire, dans le domaine du sport. Il y a une expertise réelle (dans la sport tech, dans l’industrie du sport et dans certaines disciplines), un sens de l’accueil remarquable et des valeurs démocratiques.
Les acteurs du sport taïwanais sont aussi conscients de leurs besoins d’expertise et de l’intérêt des coopérations internationales. Taiwan investit désormais dans le sport et est conscient de son importance, à de multiples égards. Que ce soit en tant que bénéficiaire ou au contraire dans une stratégie d’export du savoir-faire de son organisation, un dirigeant sportif européen a ainsi intérêt à envisager des rapprochements avec Taïwan.
Enfin, je dirais que les échanges avec Taïwan ne constituent pas mécaniquement un choix clivant, ni incompatible avec le maintien d’activités d’export ou d’influence en Asie, y compris avec la Chine.
Plusieurs entreprises du secteur sportif, comme Décathlon, en apportent des exemples concrets. Certaines institutions publiques, plus exposées sur le plan diplomatique, peuvent être conduites à adopter des approches plus prudentes. Mais, dans les faits, de nombreux acteurs européens du sport peuvent évoluer dans des écosystèmes asiatiques diversifiés, incluant évidemment celui de Taïwan.

Et pour finir, quels sont vos 3 spots que vous aimez à Taïwan quand vous vous rendez sur l’île ?
Pour terminer avec le sport, j’évoquerai les enceintes de baseball à Taïwan et leur ambiance chaleureuse et festive.
J’aime aussi beaucoup passer du temps en montagne, notamment à Maokong, tout près de chez moi lorsque je séjourne à Taipei. C’est l’endroit parfait pour déguster un thé de qualité tout en profitant d’une vue imprenable sur la ville.
Enfin, si j’ai la chance d’être à Taiwan en avril-mai, j’ai un grand plaisir à me rendre dans le comté de Hsinchu (北部台灣新⽵縣, au nord de Taïwan). Il y a des forêts presque féeriques où les nuits sont illuminées par des milliers de lucioles ou « 火⾦姑 ou 螢火蟲».
L’essentiel à retenir
- 🤝 Partenariats : Création de ponts entre le mouvement sportif et les institutions publiques européennes et taïwanaises.
- 🏸 Diplomatie : Utilisation du sport comme langage universel pour renforcer l’influence et le récit collectif de Taïwan.
- 📈 Ambition : Création d’un ministère des Sports à Taïwan pour valoriser les carrières et le sport pour tous.
- ⚾ Excellence : Rayonnement mondial de Taïwan dans le baseball (vainqueur du Premier12) et le badminton de haut niveau.
- 🗺️ Coopération : Lancement de l’association ETSCA pour faciliter la mobilité des jeunes et les échanges en Sport Tech.

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